Article – MIRCO-LURNING

ARTICLE 

Type : Analyse

Date : 9 mai 2022

Thématiques :

  • TAVU – Agence de guide virtuels
  • Analyse universitaire du micro-lurning
  • Master CFT
  • Site : https://inspe.unistra.fr/formation/masters/master-sciences-de-leducation/conception-formation-technologie/


EN BREF :

Le micro-learning est une méthode d’apprentissage en pleine expansion qui s’ancre parfaitement dans les nouvelles logiques d’acquisition de connaissances : utilisation de nouvelles technologies, rapidité d’exécution et facilité de prise en main.


ON APPREND LENTEMENT, MAIS IL FAUT EXPLIQUER VITE

L’apprentissage est un processus qui peut prendre du temps. On n’apprend pas une langue du jour au lendemain comme on ne devient pas un virtuose du piano après quelques leçons.

Pourtant l’apprentissage long n’est pas synonyme de cours long. Au contraire, le cerveau retient mieux des notions étudiées 5 minutes par jour pendant un mois que 3 heures sans discontinuer. C’est le phénomène de répétition qui prime et l’avènement de la société de l’information ne fait qu’intensifier ce processus.


DE NOUVELLES RÉPONSES À DE NOUVEAUX BESOINS

Ainsi avec la multiplicité des médias, les apprenants sont demandeurs de formats plus courts, pluriels, et efficaces pour accéder à la connaissance.

Des dispositifs d’apprentissage permettant un découpage en petites unités ont donc vu le jour et pris place naturellement dans nos moments d’apprentissage de la vie quotidienne. On peut citer : les blogs, les wikis (qui sont des sites dans lesquels chaque utilisateur peut apporter sa contribution), les podcasts, les vidéos, les newsletters, ou tout simplement les recherches Google.

Ces dispositifs définissent le micro-learning comme étant une méthode d’apprentissage (learning) se basant sur des modules très courts (micro).

Dépassez 5 minutes et vous n’êtes plus sur du micro-learning.



UN DISPISITIF GAGNANT-GAGNANT

D’un côté, le format court impose au concepteur d’extraire ce qui est le plus essentiel dans son cours et d’éliminer le superflu pour le rendre clair, compréhensible et libérer du temps. De plus, le côté numérique du micro-learning permet de récupérer davantage d’informations sur les réussites, et façon d’apprendre des utilisateurs.

D’un autre côté il favorise la motivation de l’apprenant à tous les niveaux :

  • L’apprentissage n’est plus contraint et peut se faire n’importe où / n’importe quand avec une connexion internet ;
  • Le format court permet de passer d’une d’un apprentissage à un autre rapidement : c’est l’apprenant qui décide de ce qu’il apprend
  • Le micro-learning permet d’y associer aisément une dimension ludique voire fun en intégrant de l’interactivité, des jeux, des récompenses



PARCE QUE LA PERFECTION N’EXISTE PAS

Parce qu’il doit avoir l’air simple, le microlearning demande un fin travail de conception qui peut s’avérer chronophage. Il doit respecter la règle des 5C et être clair, concis, correct, crédible et complet.

Mais surtout, il n’est pas adapté à tout type d’apprentissages, en particulier, quand ces derniers nécessitent de la pratique réelle. Toutefois il reste bénéfique en toute circonstance pour asseoir des compétences et connaissances nouvellement acquises


CONCLUSION

Le micro-learning est une méthode d’apprentissage en pleine expansion qui s’ancre parfaitement dans les nouvelles logiques d’acquisition de connaissances : utilisation de nouvelles technologies, rapidité d’exécution et facilité de prise en main. Il n’est donc pas étonnant qu’elle ait émergé dans les formations dites classiques (écoles, formation professionnel), autant que dans les situations informelles dites « à la maison » pour consolider les apprentissages dans un climat agréable. Dans un futur proche, son union avec de l’intelligence artificielle pourrait permettre une adaptation automatique à chaque besoin et niveau de formation et donc un apprentissage personnalisé, adapté à la méthode de chacun.

BIBLIOGRAPHIE

Krüger, N. (2012, 11 juillet). Micro – E-learning et Maîtrise de l’information [présentation d’un conférencier invité]. Université de Rennes1. Ifla. https://www.ifla.org/past-wlic/2012/93-kruger-fr.pdf

Mayer, R. E., Moreno, R., Boire, M., & Vagge, S. (1999). Maximizing constructivist learning from multimedia communications by minimizing cognitive load. Journal of Educational Psychology, 91(4), 638–643. https://doi.org/10.1037/0022-0663.91.4.638